Un peu d’histoire

Un peu d’histoire

Le village                                            fontevraud (Font = val arrosé par un cours d’eau).

On ne peut parler de FONTEVRAUD sans évoquer l’abbaye et son fondateur Robert d’Arbrissel.

En 1097, ce prêtre breton, ancien professeur de théologie à Angers, fut nommé par le pape URBAIN II, prédicateur errant.

Il partit à l’aventure en prêchant, suivi par une multitude de personnes de tous âges, sexes et conditions.

En 1099, il s’arrêta dans la forêt de BORT dite de tranche col, dans un lieu sauvage couvert de buissons et repaire de brigands dont le fameux EVRAUD.

L’endroit choisi était situé dans un vallon sillonné de deux fontaines appelées plus tard St-Mainboeuf et St-Robert et non loin de la forteresse de MONTSOREAU.

La troupe s’abrita dans des grottes creusées sur les pentes du coteau calcaire et dans des huttes de branchages.

De ce premier campement va naître une importante communauté  religieuse dont la règle inspirée de St Benoît sera : silence, prière et pauvreté.

Cependant, des dons en argent, terre et matériaux affluent et Robert peut envisager de faire construire des bâtiments. Bientôt s’élèveront trois couvents de femmes et un couvent d’hommes formant chacun un quartier séparé avec église, cloître, dortoir …

Autour du monastère, une agglomération importante s’édifie très vite. Elle est composée d’ouvriers employés au défrichement ou aux travaux de construction. Elle compte des marchands, des artisans (peintres, tapissiers, potiers, brodeurs).

En fait, Fontevraud prend corps dès 1170.

Les habitants relèvent de la paroisse de St-Martin de Roiffé dont dépend le territoire du monastère.

Au cours des siècles et jusqu’à la révolution, le rayonnement de l’abbaye rejaillira sur la ville et favorisera son développement. Le commerce et l’industrie sont alors florissants.

Au 17ème siècle, on dénombre cinq moulins et le commerce des blés et farines est considérable. La fabrication de briques creuses réfractaires en terre cuite prend de l’importance. La cité est un centre de poteries fines de faïence dites Henri II (potier Charles BOISSONNEAU).

En 1570, l’Abbesse Louise de Bourbon obtient du roi Henri II l’établissement d’un marché hebdomadaire (lundi) et de deux foires annuelles (St-Michel et St-Jean Porte Latine).

Elle fait installer une halle pour le marché et nomme un instituteur pour l’instruction des enfants.

En 1577, les foires sont portées à quatre par an(St-Hilaire, St-Jean Porte Latine, St-Jacques et St-Michel.)

De ces foires, il reste la fête de la St-Michel qui donnait lieu à l’octroi d’un jour de congés pour les écoliers.

Cette grande activité a attiré bon nombre de personnalités, de sang royal ou ayant un lien étroit avec la cour de Versailles.

Notamment, le village eut souvent la visite de Mme de Montespan, venue voir sa sœur, l’abbesse Gabrielle de Rochechouart. Elle fit construire un ermitage ainsi qu’un hospice pour accueillir une centaine d’indigents.

De même, entre 1738 et 1750, Fontevraud accueillit les 4 quatre filles cadettes du roi Louis XV. En effet, elles furent élevées ici jusqu’à l’âge de 14 ans environ et pour les loger on fit construire Le Logis Bourbon, grand bâtiment relié à l’abbaye par un pont surélevé.

La Révolution entraînera la ruine de l’Abbaye livrée à la fureur de la population. FONTEVRAUD ne retrouvera le calme qu’après la chute de ROBESPIERRE. Son marché aux grains sera rétabli et l’église St-Michel rendue au culte.

En 1804, NAPOLEON fait de l’Abbaye une maison centrale pouvant contenir 1000 à 1200 détenus.    La présence du pénitencier conserve à la cité de FONTEVRAUD une certaine activité due en partie à la présence de gardiens et de leur famille.

C’est ainsi qu’une usine à gaz fonctionnait au siècle dernier et assurait l’éclairage du pays.

Un tramway reliait SAUMUR à FONTEVRAUD, dès 1896 et cela jusqu’en 1923, à raison de trois trains par jour dans chaque sens.

Indépendamment des nombreux voyageurs l’empruntant, ce train permettait le ravitaillement de la prison et le transport des matières premières d’une part et des produits fabriqués par les prisonniers, d’autre part.

En 1963, l’Abbaye sera rendue au ministère des Affaires Culturelles qui entreprendra sa restauration.

Après le départ des détenus et des familles de gardiens, FONTEVRAUD failli devenir une ville morte mais le dynamisme et l’opiniâtreté de la municipalité a permis de faire revivre la ville. Celle-ci compte  environ 1300 habitants, quelques centaines de plus en comptant la population militaire (2ème régiment de Dragons).

Cet enthousiasme a favorisé le développement d’artisanat comme l’enluminure et la lutherie, mais aussi d’autres métiers d’art, galeries et  curiosités locales.

Ce nouvel intérêt pour le village a permis aux commerçants de garder une activité prospère tout au moins pendant les mois d’afflux touristiques.

Cartes postales et photos anciennes


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L’Abbaye

Fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel, moine breton, l’abbaye royale de Fontevraud se développa rapidement et abrita à son apogée plus de 600 nonnes et moines répartis en cinq monastères.

L’ordre fontevriste eut l’originalité d’être un ordre double dirigé par une abbesse à laquelle étaient subordonnés moines et moniales: elle tenait son autorité spirituelle du Pape et dépendait pour le temporel du Grand Conseil du roi. Après avoir bénéficié de la bienveillance des rois Plantagenêt d’Angleterre, ce qui est attesté par les textes mais aussi par la présence des Gisants d’Aliénor d’Aquitaine, de Henri II, de Richard Coeur de Lion et d’Isabelle d’Angoulême. De 1115 à 1792, trente six abbesses gouvernèrent Fontevraud. Plus de la moitié furent de sang royal. En 1792, les nonnes et les moines sont chassés, l’abbaye est pillée.

En 1804 Napoléon Bonaparte décide d’y établir une prison centrale, l’essentiel des bâtiments sera ainsi préservé. L’abbaye a été remise au Ministère de la Culture en 1963. Elle a été dégagée des constructions pénitentiaires et continue à être l’objet d’une importante restauration (un des plus grands chantiers de France).

En 1975 le Centre Culturel de l’Ouest, centre culturel de rencontre, s’y est installé. Il a pour mission la préservation, la promotion et l’animation de ce monument exceptionnel. Il accueille près de 200 000 visiteurs par an.
Fiche guide de visite de l’Abbaye


La mairie

La mairie est une belle construction du 19e siècle (1876). Elle fait vis-à-vis à l’entrée monumentale de l’Abbaye Royale, sur la place des Plantagenêts.

Elle a été édifiée sur l’emplacement d’une halle qu’avait installée l’abbesse Louise de Bourbon en 1570.

Dans les années 1960, avant son premier aménagement intérieur, un marché couvert s’y tenait (il a même été utilisé comme salle des fêtes).

Actuellement, pour répondre aux besoins de l’accroissement des tâches administratives, le secrétariat a été réaménagé de manière fonctionnelle.

La salle du 1er étage sert aux mariages et aux réunions du conseil municipal.

Le monument aux morts du sculpteur Jouannault est inauguré en 1921 sur la place de la Mairie. Mais du fait d’une circulation de plus en plus importante, il est transposé en 1956 sur la place du 8 mai.

Nous sommes ici au cœur du village.

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L’église Saint Michel

D’abord chapelle, l’église Saint Michel est devenue paroissiale avec un curé nommé par l’abbesse parmi les moines de Saint-Jean de l’Habit. Construite au XIIe (vers 1170) à la demande de l’abbesse Audeburge et grâce aux largesses du roi d’Angleterre, Henri II Plantagenêt, et de sa femme, la reine Aliénor d’Aquitaine. Deux têtes sculptées dans la voûte du chœur près d’une nervure, à droite, pourraient bien les figurer. Elle a été agrandie au XVe puis au XVIIe siècle. L’autel en bois doré provient de l’abbatiale où il avait été érigé en 1621.

Fontevraud, auparavant rattaché au diocèse de Poitiers, se place sous l’autorité de l’évêque d’Angers dès 1177.

L’Eglise St Michel se classe parmi les « églises accueillantes » d’Anjou.


La chapelle Notre Dame de Pitié

Située au carrefour de la rue de l’Ermitage et de la route de Couziers, se dresse une adorable petite chapelle, Notre Dame de Pitié.

Elle fut érigée en 1579 par les «officiers » de l’abbesse qui voulaient par cet acte remercier la vierge Marie d’avoir épargné le village d’une épidémie de peste, précédée d’une grande famine.

Une procession avait bien lieu chaque année au 15 août, elle se perpétue encore actuellement sous la forme d’une récitation du rosaire.

L’extérieur et les vitraux (ils représentent les outils de la passion) viennent d’être restaurés.

On peut remarquer au-dessus de la porte, le blason d’Éléonore de Bourbon, le toit est souligné à chacun de ses angles par des «pots à feu » sculptés en tuffeau.

Nous trouvons en ces lieux un havre de paix avec une vue bucolique sur l’abbaye et le village.

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La Chapelle Sainte Catherine et sa lanterne des morts

Au milieu du cimetière primitif des religieux de l’abbaye, à proximité de l’église paroissiale, l’abbesse Alix de Bourbon fait élever en 1225 une chapelle dédiée à Ste Catherine d’Alexandrie pour abriter les cendres d’Hersende de Champagne, première Grande Prieure décédée en 1114.

Elle est surmontée d’une lanterne des morts (15e ) ajourée de trilobes.

Un escalier construit dans le contrefort sud-ouest permettait chaque soir d’aller déposer un fanal dans le lanternon et d’accéder à la crypte.

L’édifice est carré (8m de côté), chacun de ses angles est flanqué d’un contrefort qui lui donne un aspect de château fort. Il est recouvert d’un toit en pierre de tuffeau qui protège une élégante voûte Plantagenêt que l’on peut admirer de l’intérieur.

Au cours des siècles, elle assume plusieurs fonctions.

Après avoir été une chapelle funéraire jusqu’au transfert du cimetière des religieux dans l’enceinte de l’abbaye sous l’abbatiat de Renée de Bourbon, elle abrite «la maison du peuple » sous la révolution.

Ensuite, elle est occupée par différents habitants (des gardiens de prison entre autres) jusqu’en 1938.

Achetée par un architecte parisien celui-ci fait restaurer le lanternon. Elle est classée monument historique en 1958.

Devant l’église St Michel, on peut encore voir des vestiges du cimetière primitif, sous la forme de couvercles de sarcophage en calcaire.

La chapelle Ste Catherine est la dernière construction de quelque importance que l’on note à Fontevraud datant du Moyen-âge.


La fontaine Saint Mainboeuf

La rue Saint Mainboeuf était le chemin de Montsoreau qu’empruntaient les équipages pour se rendre à l’abbaye.

Au 18e siècle, sous Louis XV, on pense à tracer l’actuelle avenue Rochechouard.

Non loin de la fontaine située au nord, existait jusque dans les années 1960, la petite chapelle St Mainboeuf (XVIe ). On peut rencontrer quelques maisons de cette époque si l’on continue sa promenade jusqu’au pont de la Boucherie.

L’histoire de cette fontaine doit partir de l’existence de la source elle-même et il y a des chances qu’elle ait été utilisée du temps des celtes et à l’époque gallo-romaine, se trouvant sur l’axe d’une des voies romaines.

A la construction de l’abbaye (XII), les troglodytes dites «le Côteau » sont habitées par des tailleurs de pierres et c’est à partir de ce moment là que la source devient une fontaine, où viendront  puiser tous les gens du quartier des Roches jusqu’à la moitié du 20e siècle.

Son eau sort à la base de la colline, toujours limpide, sans se tarir , se répand dans un bassin, traverse sous la route pour alimenter à partir du 19e un lavoir.

La source est dédiée à St Mainboeuf qui aurait fait des miracles sur les aveugles d’où sa réputation d’avoir des vertus bénéfiques pour les maladies des yeux.

Elle était dans un piteux état ces dernières années, engloutie sous les ronces.

Elle a été restaurée fin 2000-2001 dans le cadre de la sauvegarde du petit patrimoine, on peut alors de visu prendre la mesure de son importance.

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Le puits communal (Place Bernard Triquier)

Les sources St Mainboeuf et surtout St Robert alimentent l’abbaye et le village  dès son origine.Peu à peu la plupart des maisons a son puits ou tout au moins un puits de proximité dans chaque quartier.Au 19e siècle, la rue Robert d’Arbrissel, voit de nouvelles demeures s’ériger à l’emplacement de l’ancien cimetière côté sud.Il faut pourvoir en eau cette population sans qu’elle ait recours au voisinage.La municipalité construit alors le puits communal actuellement place Bernard Triquier.Il est muni d’un système moderne utilisant une chaîne sans fin avec manivelle.

C’est un puits très profond, protégé d’un toit en ardoise à 4 pans, restauré en 1982.

Dans les années 1950, une partie de la source St Robert est captée, un château d’eau est construit sur la colline puis commencent les travaux d’adduction d’eau dans la commune.


Le lavoir des Roches

Au lieu de tirer l’eau du puits pour faire la lessive, au 19e siècle, les lavandières se rendent aux lavoirs qui  voient le jour dans chaque village.

Fontevraud en possédait deux. L’un au sud, le plus petit mais le plus beau qui disparaît lors de travaux de voirie, il y a une trentaine d’années. L’autre se situe dans le quartier des Roches, derrière l’atelier du garagiste.

Vers 1965 les deux dernières laveuses le délaissent. Elles battaient le linge pour leur propre compte ou pour celui de clientes, par tous les temps tout en échangeant les potins locaux.

L’adduction d’eau, les machines à laver, rendent la tâche plus facile à domicile, le lavoir est déserté. Au fil des ans, les toits en vis à vis laissent s’envoler les ardoises, ils s’effondrent ; les piliers en tuffeau se disloquent.

L’eau claire de la fontaine St Mainboeuf traverse encore le bassin qu’un cantonnier venait vider chaque semaine pour le récurer.

Il levait la vanne qui permettait à l’eau de s’écouler dans le ruisseau adjacent. Avec la barre où s’égouttait le linge, c’est tout ce qui reste d’un passé encore proche.

En hiver le bouilleur de cru amenait là son alambic, il avait l’eau à portée de main. Alors commençait le défilé ininterrompu. L’animation était à son comble dans le coin. Dans ces jours de froidure, on se réchauffait en goûtant la gnole de l’année.

Sa restauration est récente.

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Gare

L’ancienne gareUn petit train dès novembre 1896 relie Fontevraud à Saumur avec arrêt dans chaque village de la côte.

Il transportait bien des voyageurs mais aussi des marchandises lourdes (charbons, tuffeau, vins etc…).

La prison centrale de Fontevraud avait besoin de recevoir des matières premières pour fournir les ateliers des détenus, et pouvoir expédier en retour les produits manufacturés.

Il s’arrêtait à la jonction de l’avenue Rochechouart et l’avenue des Roches. Le château d’eau, les voies de garage, les aiguillages et les bascules ont disparu. Il reste encore un hangar qui sert d’atelier au garagiste actuel et la gare en brique légèrement modifiée.

Comme il se doit le café de la gare situé en face permettait aux voyageurs de se désaltérer au départ comme à l’arrivée ! Il prend par la suite le nom de « restaurant de l’Abbaye » puis « le Délice ». La reine mère d’Angleterre, en visite à l’Abbaye, y a pris une collation avec la princesse Anne dans les années 1960.

C’est la seule gare parmi celles du réseau qui soit restée debout depuis la fin de l’exploitation du tramway en 1929.

L’automobile a ici supplanté le rail

Aujourd’hui maison particulière, Sa restauration date de 2006.

Retrouvez l’histoire du tramway Saumur-Fontevraud

http://pagesperso-orange.fr/saumur-jadis/recit/ch33/r33d7tra.htm


Les habitations troglodytiquesA flanc de colline, dominant la rue St Mainboeuf, s’alignent quelques habitations troglodytiques que la propriétaire actuelle essaie de préserver.

Au 12e siècle, ces grottes ont eu des façades appareillées en pierre avec ouvertures.

Ces premières façades n’existent plus, elles ont été transformées au cours des siècles.

Cet habitat est occupé par des familles de tailleur de pierre, vignerons, cultivateurs, potiers, boulangers.

On cultive des jardins et des vignes en terrasse dont il reste encore quelques traces.

Des réservoirs, construits avec de gros blocs de pierre,  sont situés dans les hauts pour collecter les eaux.

Des puits (50 à 80m) à flanc de colline traversent deux ou trois couches de caves.

On peut remarquer un oculus sur axe de porte, un petit cadran solaire, une cheminée monolithique, un potager, un four à pain.

Toutes ces habitations sont très attaquées par l’érosion du vent et de la pluie c’est pourquoi leur entretien demande un souci constant.

Actuellement résidence secondaire, elles étaient habitées jusqu’en 1945 de façon permanente.

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Pigeonniers

Les pigeonniersDans la rue de l’hôpital, à proximité de l’ermitage de madame de Montespan, s’alignent sur plusieurs mètres, au-dessus des arcades marquant l’entrée d’anciennes écuries, un nombre important de «boulins » : trous pratiqués dans les colombiers

Cet ensemble se trouve être les anciens pigeonniers de l’hospice. Comme on le sait seuls les grands dignitaires pouvaient posséder des pigeonniers.

Ils datent donc du 17e et font partie de l’ancien hôpital.

Peu à peu l’activité de celui-ci va en régressant à partir de 1703.

Durant les séjours des filles cadettes de Louis XV à Fontevraud, les bâtiments servent d’écuries pour les équipages et les nécessiteux y sont abrités (1740).

A la révolution, la maréchaussée prend le relais, ensuite vendus en biens nationaux, ils sont encore occupés par différents propriétaires.

La partie sud a perdu totalement son caractère architectural : inscrits seulement depuis 1998 aux monuments historiques


L’hospice de Madame de Montespan

A la fin de sa vie, madame de Montespan se rapproche de sa sœur abbesse, Gabrielle de Rochechouard.

Elle fait construire un ermitage près d’une chapelle existante, on voit encore le portail muré et sur l’arceau duquel on peut encore lire actuellement avenue du 11 novembre :
« Le jour de St Bernard 1687, Madame de Montespan estant ici, a fait commencer ce bastiment et le mesme jour de St Bernard 1689, estant venue voir sa sœur, elle a fait présent de cet ermitage à la communauté et l’a accompagné d’une loterie. »

En même temps, elle projette de construire un hospice près de son ermitage qui prend le nom de la Sainte Famille.

Il ne reste que 2 pièces au rez- de- chaussées et 2 pièces au premier étage.

Madame de Montespan achète en 1700 le château d’Oiron et délaisse l’hospice de Fontevraud à partir de 1703.


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Boule de FortEn quittant la place du 8 mai pour se rendre à l’église St Michel, la société «des Tilleuls » accueille ses adhérents.Elle est l’un des 140 cercles de Boule de fort du Saumurois qui font partie du folklore local.

Extérieurement, on joue à la pétanque et au palet, mais à l’intérieur la piste incurvée, autrefois en terre battue, a été recouverte d’un revêtement plastifié.

Le doyen en 1990 a donné le premier coup de bêche pour la plantation du tilleul à l’occasion du centenaire de la création de la société.

Au fond de la cour, un petit local s’anime au moment de l’apéritif, les jours de fêtes ou de compétition. On y vient faire une belote, échanger les nouvelles du village tout en vidant une fillette de «breton » : ici rien n’a changé depuis son origine.

En réalité, il y avait «le cercle républicain » qui faisait concurrence mais qui arrêta ses activités après la deuxième guerre mondiale.

Il était surtout fréquenté par les ouvriers et petits artisans alors que «les riches » se rendaient à la société des Tilleuls.


Portail Notre Dame de Liesse

Un mur sépare l’ancien cimetière du parc du Logis Bourbon. On discerne, inséré dans ce mur, un vieux portail sculpté qui donnait accès à une chapelle construite dans le parc Bourbon : Notre Dame de Liesse.

Éléonore de Bourbon avait fait faire (début 17e siècle) un pont pour aller de son logis abbatial à la «vignerie ».

Ainsi les religieuses pouvaient se rendre dans les «grands Jardins » sans sortir de la clôture et elle y fit ériger la chapelle de Bourbon dédiée à Notre Dame de Liesse ainsi qu’un logis «le Petit Bourbon ».

Quand elle recevait des hôtes de marque, évêques et seigneurs, ils logeaient là.

Aujourd’hui, la porte insérée dans le mur est ouverte. En passant sous le porche, on devine les vestiges de la Chapelle. Cette porte permet le passage entre le Parc Sainte Catherine et celui du Logis Bourbon . Les promenades des piétons et cyclistes sont ainsi favorisées.

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